Rome (du 16 au 22 février 2007)       Quelle est la météo à Rome aujourd'hui ?

Après un vol entre Paris et Frankfort de 55 minutes, nous redécollons une heure plus tard à destination de Rome. Après ce deuxième vol de 1h20 pendant lequel nous avons eu une vue spectaculaire des Alpes, nous arrivons à l'aéroport Fiumicino vers 14h00.  Pas évident de trouver un taxi à prix raisonnable.  Nous nous renseignons sur les prix des navettes (bus) et du train pour le Centre-ville et continuons nos négociations avec des chauffeurs de taxi.  Nous réussissons à obtenir le même prix que la navette de l'aéroport, sauf qu'on est conduit directement à la porte de notre hôtel avec le taxi.  Cela demeure très cher à 60 € (pourboire compris), mais c'est toujours mieux que les 90 que l'on nous demandait au début.  J'ai l'impression que je vais devoir m'habituer à cet arrière-goût amer de me faire arnaquer tout le temps pendant notre séjour en Italie.  Nous arrivons à l'hôtel, qui du reste est très "basique" malgré le prix faramineux demandé, où nous logeons au 6e étage.  Heureusement un vieil ascenseur "antique" qui doit fonctionner avec des poulies de l'ère des Pharaons tient le coup et nous aide à monter tous nos bagages.  Ouf, arrivés !  Nous sommes à trois ou quatre coins de rue de la Cité du Vatican, alors nous profitons de la soirée qui s'amorce pour aller y jeter un coup d'oeil et sommes entrés dans la basilique.  Un groupe de jeunes filles françaises accompagnées de deux soeurs sont à genoux devant la Pièta et chantent de doux cantiques en harmonie.  Très beau moment.

17 février, première vraie journée de visite à Rome.  Nous marchons jusqu'au Colisée que Louis a très hâte de voir.  Il a récemment revu le film "Gladiateur" et après la version Hollywoodienne, il veut voir la version originale de Rome.  Avant de se rendre au Coliseum, nous passons par le monument Vittorio Emmanuele II, dédié au Padre de la Patria et au soldat inconnu.  Nous en profitons pour visiter le musée militaire dans le bâtiment principal.  Nous continuons ensuite notre route où nous voyons de multiples vestiges romains.  Notre visite du Colisée est tout à fait réussie.  Les enfants aiment beaucoup et apprécient les descriptions et les explications de notre "audioguide" portatif. Nous apprenons que le Coliseum tire son nom d'une statue colossale de Néron qui avait été érigée par l'Empereur à proximité. Le "colossal" a donné "Coliseum".  Dans les 100 jours qu'a duré l'inauguration du Colisée vers l'an 85, plus de 9000 bêtes sauvages et 2000 gladiateurs sont morts. Nous apprenons aussi que l'Église catholique a éventuellement réussi à interdire les jeux trois siècles plus tard (on peut comprendre, car certains chrétiens y avaient été malmenés au cours de l'histoire), et c'est à ce moment que le Coliseum fut pratiquement pillé et partiellement détruit.  Tout le marbre et d'autres matériaux de construction furent enlevés du Colisée afin de permettre la construction d'autres bâtiments, dont des églises et la basilique Saint-Pierre.  C'est pour cette raison que l'intérieur du Colisée semble assez dénudé, la pierre noble y a complètement été enlevée. D'ailleurs après avoir vu les images de Ridley Scott (Réalisateur de Gladiateur) les enfants s'attendaient à ce que le Colisée soit beaucoup plus grand et impressionnant.  Les effets visuels des films sont souvent trompeurs.  Néanmoins, le Coliseum est grand et beau et pouvait selon le guide accueillir entre 45 000 et 75 000 personnes.  Les jeux du cirque étaient apparemment gratuits pour les romains, mais les classes sociales étaient respectées (les sénateurs et l'Empereur avaient les meilleurs places, les nobles ensuite et le peuple aussi était divisé en importance de rang).  Les moins "importants", comme au Centre Bell, se retrouvaient en haut complètement (dans les bleus), mais mon audioguide ne précisait pas si les hot-dogs étaient vendu 10 pièces d'or chacun comme pour un match de hockey.  Nous revenons à l'hôtel à pied, en passant devant la fontaine de Trévi et le Panthéon.  On y reviendra pour savourer davantage ces incontournables.  Nos pieds ont gagné leur croûte aujourd'hui (on peut aussi dire que les croûtes ont gagné nos pieds).

On vend des "Bibittes" (boissons, heureusement)

        Tevere et Vatican le soir

        Nos premières Gelati en Italie

Intérieur du Colisée de Rome

Roxanne devant le Panthéon (Gelati Monteforte à côté)...  yum !

Faux gladiateurs qui demandent de vraies pièces...

18 et 19 février.  Nous passons par la Piazza Navona et revenons au Panthéon.  Nous goûtons à la gelati Monteforte juste à côté. Nous allons à nouveau à la fontaine de Trévi où cette fois nous lançons des pièces de monnaie comme le veut la coutume.  Les nombreuses pièces ainsi jetées sont ramassées deux fois par semaine et données à la Croix-Rouge, une très bonne idée.  Il se met à pleuvoir "pour de vrai" pour la première fois et comme le musée du Vatican est fermé le dimanche et que nous sommes non loin de la Piazza Barberini où se trouve un café Internet (un gros, plus de 200 ordis disponibles) recommandé par notre guide, nous allons perdre un peu plus d'une heure sur Internet ( il pleut fort dehors) au plus grand plaisir des enfants.  J'essaie de prendre quelques nouvelles du Québec, mais je constate rapidement que rien n'a réellement changé depuis que nous sommes partis.  La "saveur" de la semaine semble être le dégel des frais de scolarité.  Seule nouvelle sportive intéressante, Huet est blessé et les Canadiens sont en chute libre depuis notre départ; d'après moi ils ne feront pas les séries...  ça doit rugir chez les "amateurs de sports" !  Ça fait drôle d'avoir des "nouvelles" qui dans le fond n'en sont pas vraiment.  C'est que nous n'avons pas de télévision depuis trois semaines et je n'ai acheté le journal qu'une fois à Paris.  J'avoue que c'est un petit bonheur d'être débranché des infos sur l'Irak, l'Afghanistan, Charest, Boisclair, Dion et Harper et me rappelle à quel point nous vivons dans une époque de surabondance de médias et d'un manque chronique de choses valables à diffuser.  On peut se débrancher pendant trois semaines et réaliser qu'on n'a rien manqué, c'est bien pour dire.

Lundi matin, nous sommes d'attaque pour le musée du Vatican.  La file d'attente fait quatre blocs de long !  "Holy" shit (c'est le cas de le dire).  Nous décidons de passer notre tour pour aujourd'hui, car ça ne bouge pas du tout et on n'a pas le goût d'attente 4 heures.  Cap sur la Piazza Del Popolo, ensuite Piazza Di Sagna, avant d'arriver à la Villa Borghese, qui est un genre de parc du Mont-Royal de Rome.  Le gazon est vert, les feuilles poussent, les arbres sont en fleurs, nous sommes en T-Shirt et nous sommes à la mi-février.  J'ai une petite pensée pour vous tous qui pelletez avec amour votre entrée en dessous de zéro.  Le parc est magnifico, et nous allons au jardin zoologique, car après tout ce voyage est familial et les enfants sont aussi excités à l'idée d'aller voir des babouins que des ruines romaines.  De toute façon, ça fait changement des musées et nous fait prendre l'air et le soleil.  Retour à l'hôtel à pied comme d'habitude et nous sommes très fatigués de notre journée (beaucoup de marche pour faire changement).  On doit bien marcher un marathon par jour (mes orteils vont bientôt pouvoir faire des "bench press" de 550 livres).  On se sent moins coupable de prendre une gelati de temps en temps.

On jette des pièces par dessus l'épaule à la fontaine de Trévi

 

Allégria !  Pas besoin d'être un acrobate du cirque du soleil pour les toilettes turques, mais ça aide...  Pis ça prend du "visou"...

 

 

Ma photo préférée du jour que j'ai intitulée :

Le zèbre magicien

 

T-Shirt et palmiers à Rome en février

Roxanne s'est occupée de la carte aujourd'hui.

 

 

 

Monument grec à la Villa Borghese

20 février, nous nous levons plus tôt pour le Vatican, mais il y a encore une file longue d'attente à perte de vue.  Pas le choix, on fait la queue.  Deux heures plus tard, après avoir repoussé quelques "comiques" qui tentent de s'insérer devant nous dans la file, on arrive à la porte d'entrée.  Nous sommes maintenant officiellement un troupeau humain et c'est aussi agréable qu'un traitement de canal.  Le musée du Vatican possède d'innombrables oeuvres d'art à voir, mais je ne sais pas si c'est l'abondance de stimuli (trop de choses à voir partout) ou le manque d'oxygène (nous sommes une marée humaine, entassés les uns contre les autres) dans les petites galeries qui rend l'assimilation de l'information ardue.  Il faut jouer du coude pour coller l'audioguide à notre oreille. Mon titre de la journée :  Un incontournable désagréable. On ne pouvait juste pas ne pas aller au musée du Vatican, mais honnêtement, je m'en serais passé.  Les oeuvres sont extraordinaires, la chapelle Sixtine un chef d'oeuvre du patrimoine mondial, mais pourquoi diable doit-on faire un véritable chemin de croix pour les admirer ?  J'ai vraiment eu l'impression d'être dans le métro de Tokyo en pleine heure de pointe pendant 6 heures. Citation du jour d'un italien qui a failli me faire perdre patience parce qu'il m'a très brusquement poussé alors que j'étais en file :  "I'm not pushing and there is no line, you are in Italy, better get used to this...".  Sa citation m'a fait rire et je lui ai dit "good point".  C'est tellement ça.  There is no line...  L'anarchie à l'italienne.   Même les enfants en avaient leur "casque" de cette folie.  Ah oui, pour terminer, 85$ pour la famille pour cette expérience inoubliable et soyez prévenus, le caissier n'accepte que le comptant, pas de cartes.  Je commence à être habitué...  Viva Roma.

 

 

Des plafonds extraordinaires dans la galerie des cartes géographiques.

 

Plafond de la chapelle sixtine

(peu de lumière, peu de résolution pour la photo, sorry...)

 

Galerie fermée du Vatican (C'est pour cela qu'il n'y a personne - Photo prise par la fenêtre de la porte)

 

Persée et la tête de Médusa.

 

 

Roxanne dans un petit coin, attentive aux explications

 

Momie dans la galerie Égyptienne du musée du Vatican

(ils s'en sont tu fait "voler" du stock les égyptiens, on dirait que tout est au Vatican, ou Louvre et au Bristish Museum...)

En soirée, nous déambulons dans Trastevere, le vieux quartier de Rome.  C'est très sympathique et pittoresque de la vieille Europe.  Je suis surpris par le nombre de graffitis qui marquent le ciment écaillé des vieux bâtiments, ils enlèvent très clairement un peu du charme naturel au quartier.  D'ailleurs, en général, Rome semble être bien moins entretenue que Paris.  Au cours de nos dizaines d'heures de marche, nous n'avons pas encore croisé une seule équipe de nettoyage de la ville, alors qu'il est difficile de marcher plus de 20 minutes sans en croiser à Paris. Ce laisser-aller paraît à Rome.  Sans être complètement dégueu, ce n'est pas toujours propre propre. 

Notre dernière journée sera composée d'une visite du Circus Maximus et du Foro Romano.  Je crois que finalement ce sont les vestiges romains qui nous plaisent le plus à Rome, sans oublier peut-être le chimpanzé du Zoo qui nous a "parlé" en faisant des signes (Jane Goodall serait fiers de nous).  Nous finirons notre tournée à Trastevere.

Ciao Roma.

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Le 22 février, nous prendrons possession de notre véhicule (Renault Espace, acquis avec le programme Achat-Rachat)

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